Qu'est-ce qu'un mythe ?Un mythe est une croyance collective d'origine religieuse ou profane, qui tente d'expliquer ou de justifier les grands mystères de la création, la place de l'homme dans le monde, les valeurs qui doivent être consiérées comme sacrées ou, au contraire, ce qui, frappé d'un tabou, est interdit. Lorsque les mythes ne sont plus objet de foi, ils deviennent de simples fables. Mais celles-ci continuent d'imprégner* notre imaginaire et sont toujours une source d'inspiration pour les artistes et les écrivains.
Les originesLes principales sources où s'est alimentée la mythologie sont :
- la guerre de Troie, et les aventures de ses héros légendaires ;
- le préiple d'Ulysse, au retour de cette guerre ;
- les légendes athéniennes (Thésée et le labyrinthe, Ariane, Icare) ;
les récites populaires (Philémon et Baucis, Pyrame et Tysbé**).
Les personnages en sont les dieux (Zeus, ou Jupiter en latin, Aphrodite ou Vénus, Artémis ou Diane, Poséidon ou Neptune, etc.), les divinités (des bois, des champs, de la mer, des enfers, etc.), les héros ou demi-dieux (Achille, Hector, etc.)
Permanence de la mythologieLe souvenir de l'Antiquité demeure présent et vivace pendant tout le Moyen âge européen. Cependant la religion chrétienne tend à évacuer ce qu'elle considère comme une survivance des cultes païens. Au XVIe siècle, la Renaissance voit s'épanouir à nouveau une profusion de récits ou d'images directement issus de la mythologie gréco-romaine. Les héros de l'Antiquité sont remis en honneur, les personnages légendaires retrouvent leur place dans la littérature et les beaux-arts. Ils détrônent les hagiographies médiévales (vies des saints) ou s'amalgament aux cultures nationales. Les dieux du polythéisme descendent de l'Olympe et côtoient familièrement Botticelli, Rabelais ou Ronsard.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les mythes gréco-romains garderont une place prépondérante dans l'architecture, l'ornementation, la sculpture et la littérature.
Le XIXe siècle verra s'opérer, avec les mouvements romantiques, un retour au merveilleux chrétien. Quant à la laïcisation de l'enseignement, elle entraînera, au début du XXe siècle, une atténuation de 'linfluence antique. L'imagination créatrice reste cependant inséparable des grands mythes fondateurs de la pensée occidentale.
in B. Valette, D. Giovacchini, C. Audier,
Anthologie de la littérature française, Nathan, Nathan technique, 1989.
* à imprégner (et dire que c'est un bouquin de littérature et y'a des fautes de syntaxe

)
** je vous conseille les oeuvres inspirées par cette légende, on me l'avait conseillé, à la fac, et jamais pris le temps de lire, mais il paraît que c'est très bien